Fréquentation en salle toute les données; entrée en vigueur du crédit d’impôt international; un an de soutien du CNC à la production en relief :
Fréquentation en salles :
Selon les dernières estimations de la direction des études,des
statistiques et de la prospective, la fréquentation cinématographique
atteint 20,8 millions d’entrées au mois de novembre 2009, soit 14,8 %
de plus qu’en novembre 2008. 178,7 millions d’entrées ont été réalisées
au cours des onze premiers mois de l’année, soit 4,0 % de plus que sur
la période janvier-novembre 2008. Sur les 12 derniers mois écoulés, les
entrées dans les salles sont estimées à 196,58 millions, ce qui
constitue une progression de 3,8 % par rapport aux 12 mois précédents.
La part de marché des films français est estimée à 36,8 % sur les onze
premiers mois de 2009, contre 45,9 % sur les onze premiers mois de
2008. Sur les 12 derniers mois, elle est estimée à 37,2 %. Sur les onze
premiers mois de 2009, la part de marché du film américain serait de
47,6 % et celle des autres films de 15,6 %.
200,85 millions d’entrées en salles de cinéma en 2009 :
Selon les dernières estimations du CNC, la fréquentation
cinématographique atteint 22,04 millions d’entrées pour le mois de
décembre 2009, soit 23,0 % de plus qu’en décembre 2008. Au cours de
l’année 2009, les salles ont réalisé 200,85 millions d’entrées, soit
5,7 % de plus qu’en 2008.
Ce résultat est supérieur au niveau moyen des dix dernières années
(183,98 millions par an en moyenne). Il constitue un record qui n’avait
pas été atteint depuis 1982 (201,93 millions d’entrées). En 2009, la
fréquentation a été particulièrement dynamique au deuxième semestre
(+18,7 % par rapport à 2008).
Evolution de la fréquentation selon la catégorie d’exploitation :
Si, au global, la fréquentation progresse de 5,7 % entre 2008 et 2009,
cette évolution n’est pas homogène dans toutes les catégories
d’exploitation. Ainsi, les entrées augmentent de 7,9 % dans la grande
exploitation tandis qu’elles progressent de 3,3 % dans la moyenne
exploitation. La fréquentation des établissements de la petite
exploitation connait une croissance quasi nulle de 0,4 %. Les nombreux
films à succès du deuxième semestre 2009 sont venus compenser le recul
de la fréquentation constaté sur le premier semestre 2009. En effet,
sur le premier semestre 2009, la fréquentation dans la petite
exploitation diminuait de 13,2 %, dans la moyenne exploitation elle
diminuait de 9,8 % et dans la grande elle reculait de 1,2 %.
Evolution de la fréquentation selon la zone géographique :
En 2009, la fréquentation évolue plus favorablement dans les grandes
agglomérations que dans les petites villes. Les entrées en salles
affichent une hausse de 8,0 % dans les unités urbaines de plus de 100
000 habitants (hors Ile-de-France) et de 5,0 % dans les unités urbaines
de 20 000 à 100 000 habitants. Dans les villes et agglomérations plus
petites, la fréquentation recule de 2,4 % entre 2008 et 2009 (hors
Ile-de-France). Ces évolutions apparaissent nettement plus favorables
qu’elles ne l’étaient à la fin du premier semestre 2009 : -2,7 % dans
les unités urbaines de plus de 100 000 habitants, -13,9 % dans les
unités urbaines de 20 000 à 100 000 habitants et -20,6 % dans les
villes et agglomérations plus petites (hors Ile-de-France). A
Paris, les entrées progressent de 4,9 % sur l’ensemble de l’année 2009,
soit une évolution moins forte que celle constatée en périphérie
parisienne (+6,4 % pour l’Ile-de-France hors Paris). Au total, les
entrées augmentent de 5,7 % en Ile-de-France et de 5,6 % pour le reste
du territoire national en 2009.
Face à cette situation contrastée de l’exploitation cinématographique,
le CNC a mis en place un groupe de travail avec la petite et la moyenne
exploitation afin d’identifier les raisons de ces difficultés et de
trouver des solutions adaptées et spécifiques à leurs problèmes. La
situation des moyennes et petites salles s’est certes améliorée grâce à
des films porteurs qui ont permis, au cours du dernier trimestre de
l’année, un redressement de leur fréquentation. La situation reste
cependant fragile et largement en deçà de la croissance globale. La
réflexion avec les professionnels, notamment avec la FNCF, se poursuit.
Part de marché selon la nationalité des films :
En 2009, la fréquentation des films français diminue de 13,5 % pour
atteindre 74,46 millions d’entrées. Ce résultat est cependant supérieur
à la moyenne des dix dernières années (69,85 millions). La part de
marché des films français est estimée à 37,1 %, contre 45,3 % en 2008.
Les films américains cumulent 100,02 millions d’entrées en 2009, soit
une progression de 21,8 % par rapport à 2008 et le meilleur niveau
depuis 2000 (103,28 millions). Ce résultat est significativement
supérieur à la moyenne observée sur les dix dernières années (89,94
millions). La part de marché du cinéma américain progresse. Elle est
estimée à 49,8 % en 2009, contre 43,2 % en 2008. Les films non français
et non américains réalisent 13,1 % des entrées totales en 2009, contre
11,5 % en 2008.
Onze films à plus de trois millions d’entrées :
En 2009, le nombre de films progresse dans toutes les tranches
supérieures à 500 000 entrées. Onze films enregistrent plus de trois
millions d’entrées, soit un titre de plus que l’année précédente. 21
films atteignent plus de deux millions d’entrées, 51 films plus d’un
million d’entrées et 96 films plus de 500 000 entrées.
Quatre films français au-delà de trois millions d’entrées :
2009 est marquée par une progression du nombre de films français dans
les tranches d’entrées au-delà d’un million d’entrées. Ainsi, quatre
films français comptabilisent plus de trois millions d’entrées en 2009,
contre deux en 2008. Six films français réalisent plus de deux millions
d’entrées. Ils étaient cinq en 2008. 18 films français réalisent plus
d’un million d’entrées, contre 17 l’année précédente. Le nombre de
films français au-delà de 500 000 entrées demeure élevé à 38 films,
contre 39 en 2008.
Six films américains réalisent plus de trois millions d’entrées :
En 2009, six films américains réalisent plus de trois millions
d’entrées, soit un titre de moins qu’en 2008. Le nombre de films
américains atteignant deux millions d’entrées progresse (13 titres en
2009 contre 8 en 2008) ainsi que celui des films à plus d’un million
d’entrées (29 titres en 2009, contre 26 en 2008). Le nombre de films
américains à plus de 500 000 entrées diminue légèrement (48 films en
2009, contre 50 en 2008).
> Entrée en vigueur du crédit d’impôt international :
Les décrets d’application du crédit d’impôt international ont été
publiés le 1er décembre dernier au Journal Officiel. Le dispositif est
donc entré en application. Les producteurs exécutifs peuvent adresser
leurs demandes d’agrément au CNC, en téléchargeant le modèle de dossier
sur le site du CNC à l’adresse www.cnc.fr/c2i. Les premiers agréments
seront délivrés avant la fin de
l’année. À titre exceptionnel, pour les oeuvres réalisées en 2009, les
dépenses engagées depuis le 1er janvier 2009 pourront être prises en
compte dans l’assiette de calcul du crédit d’impôt. Les dossiers
correspondants devront être déposés au CNC avant le 2 mars 2010.
Le crédit d’impôt international (C2I) concerne les oeuvres
cinématographiques ou audiovisuelles (unitaires ou séries) de fiction
ou d’animation dont la production est initiée par une société étrangère
et dont tout ou partie de la fabrication a lieu en France. Ces oeuvres
doivent réaliser au moins 1 M€ de dépenses en France et, pour une
oeuvre de fiction, comporter au moins cinq jours de tournage.
Le crédit d’impôt peut atteindre 4 M€ par oeuvre. Le C2I est accordé au
producteur exécutif chargé, conformément au contrat le liant avec le
producteur étranger, de réunir les moyens et d’assurer la gestion du
tournage ou de la fabrication de l’oeuvre en France. Son bénéfice est
conditionné à l’agrément de l’oeuvre concernée par le CNC. Les oeuvres
agréées doivent comporter des éléments rattachés à la culture, au
patrimoine ou au territoire français, conformément au barème de points
spécifique à chaque genre (fiction ou animation). En particulier, on
assimile à des oeuvres d’animation les oeuvres en prise de vues réelles
dans lesquelles au moins 25 % des plans, soit en moyenne deux plans et
demi par minute, font l’objet d’un traitement numérique conséquent.
L’agrément donne droit au bénéfice du crédit d’impôt à la fin de chaque
exercice fiscal. Dans le cas où l’impôt sur les sociétés dû par la
société de production exécutive est inférieur au montant du crédit
d’impôt, l’administration fiscale verse la différence à la société de
production exécutive. Il est possible d’escompter cette créance auprès
d’organismes financiers dans les conditions prévues par la loi.
Le crédit d’impôt représente 20 % des : salaires et rémunérations des
auteurs et artistes interprètes, et des charges sociales afférentes ;
salaires et rémunérations des personnels,
et des charges sociales afférentes ;dépenses liées au recours aux
industries techniques ; dépenses liées au transport et à la
restauration ;dépenses d’amortissement.
> Un an de soutien du CNC à la production en relief :
La production de films en relief suscite actuellement un fort intérêt
notamment du fait du déploiement amorcé de la projection numérique en
salles. Une quinzaine de films en relief, surtout dans le domaine de
l’animation, sont sortis en salle en 2009 et autant sont déjà annoncés
pour 2010.
Depuis juin 2008, le CNC accompagne la production de courts métrages en
relief ainsi que le développement et la production de longs métrages en
relief, qu’ils soient d’animation, de fiction ou de documentaire. Le
soutien du CNC à la production en relief s’inscrit dans le cadre de
l’aide aux Nouvelles technologies en production (gérée par la direction
du multimédia et des industries techniques) qui vise à accompagner la
prise de risque des producteurs audiovisuels et de cinéma (longs et
courts métrages) qui font appel à des techniques innovantes (effets
spéciaux numériques, images de synthèse, mise au point de procédés
spécifiques). Elle est attribuée sous la forme d’une subvention
sélective et prend en compte les dépenses afférentes à l’utilisation et
au développement de ces nouvelles technologies.
À ce titre, douze projets ont déjà été soutenus pour un montant d’aide
avoisinant 1M€. Par ailleurs, des aides peuvent être accordées aux
prestataires techniques non seulement pour soutenir les travaux de
recherche et développement nécessaires à l’adaptation au relief des
chaînes de production, mais aussi pour tous les investissements
indispensables rendant disponibles les caméras et les outils de
visualisation du relief aussi bien sur les lieux de tournage que lors
de la post-production.
Source : CNC
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